Notre choix
Monoculaire thermique TOPDON TS004
Le TS004 est un monoculaire : on le tient d’une main, on regarde dans l’œilleton, et tout ce qui dégage de la chaleur ressort sur un fond sombre. Son capteur de 256 × 192 pixels rafraîchit l’image 50 fois par seconde, assez pour suivre un renard qui trotte sans effet de saccade. L’objectif de 13 mm donne un champ de 13,5° × 10,1°, confortable pour balayer une prairie ou une lisière, et le fabricant annonce une portée de détection de 410 m. Trois crans de zoom numérique, 2×, 4× et 8×, et cinq palettes de couleurs, dont un mode « oiseaux ».
Ce qui le distingue des autres monoculaires sous les 500 €, ce sont ses à-côtés. Sa batterie intégrée de 5 000 mAh promet 11 heures d’après le fabricant, soit une nuit d’affût complète. Les 32 Go de mémoire enregistrent photos et vidéos, que l’application TopInfrared affiche aussi en direct sur votre téléphone via le Wi-Fi. Le boîtier gainé de silicone est étanche IP67 et encaisse une chute de deux mètres. Côté confort, il pèse en revanche 630 à 640 g, plus du double de l’AGM Taipan.
- Capteur
- 256 × 192, 12 µm · 320 × 240 en TISR
- Rafraîchissement
- 50 Hz · NETD < 40 mK
- Objectif et champ
- 13 mm · 13,5° × 10,1°
- Portée annoncée
- 410 m en détection, environ 91 m en reconnaissance
- Autonomie
- 11 h annoncées · batterie intégrée 5 000 mAh
- Mémoire
- 32 Go · photo, vidéo, Wi-Fi et application
- Robustesse
- IP67 · chute de 2 m · −20 °C à 45 °C
- Poids
- 630 à 640 g · 21 × 10 × 9 cm
Les premiers réglages, étape par étape
Sorti de la boîte, le TS004 n’est pas réglé au mieux, et plusieurs acheteurs le signalent. Voici l’ordre que nous suivrions avant la première sortie :
À la maison
- Charger complètement par USB-C, même si l’indicateur affiche déjà une bonne charge
- Activer l’amélioration d’image (TISR) dans le menu : elle est désactivée par défaut
- Régler la molette dioptrique à votre vue, avec ou sans lunettes
- Appairer le téléphone dans l’application TopInfrared et installer la dernière mise à jour
Ensuite, dehors, de préférence un soir frais
Sur le terrain
- Commencer en blanc chaud, la palette la plus lisible pour l’œil
- Balayer sans zoom, puis zoomer seulement sur ce qui bouge
- Passer en noir chaud si l’image éblouit après un long moment
- Filmer une première sortie pour apprendre à lire les silhouettes à la maison
Dans la boîte
- Le monoculaire TS004
- Un câble USB-A vers USB-C
- Une dragonne
- Un sac de rangement
- Un guide de démarrage rapide
Ce qui manque
- Le chargeur secteur, à prévoir vous-même
- Une batterie remplaçable : elle est intégrée
- Un réglage manuel de la plage de température
- Un télémètre laser
Avant de cliquer, un mot entre nous
Le « 320 × 240 » de la fiche Amazon sort du logiciel, le capteur fait en réalité 256 × 192 pixels. Pensez à activer ce lissage, éteint à la livraison, et ne comptez pas sur le zoom 8×, qui agrandit sans rien montrer de plus. Pour le reste, il fait très bien son travail : par une nuit fraîche, un renard ou un chevreuil ressort à plusieurs centaines de mètres.
Pour mettre un nom sur l’animal, en revanche, comptez plutôt une centaine de mètres, de l’aveu même du fabricant, et en plein été, en journée, n’attendez pas de miracle. Si vous voulez reconnaître un sanglier au fond d’un grand champ, passez directement à un capteur de 384 × 288. Sinon, c’est celui que nous prendrions, et notre guide sur la résolution vous montre pourquoi.
L’avis des acheteurs du TS004
Les avis reviennent sur trois points. D’abord le rapport qualité-prix, cité encore et encore. Ensuite la découverte d’animaux cachés derrière un tronc ou au fond d’un roncier, blaireaux, renards, parfois un chat forestier, qu’une lunette infrarouge classique limitée par son projecteur ratait complètement. Enfin les limites : de jour l’appareil perd beaucoup de son intérêt, par temps froid le contraste automatique donne parfois à la forêt un air irréel, et quelques acheteurs trouvent l’image simplement moyenne. L’appairage avec le téléphone est jugé facile, et l’œilleton s’utilise sans souci avec des lunettes de vue.
Pour qui nous ne le prendrions pas
Si vous devez identifier un animal au-delà d’une centaine de mètres, par exemple pour distinguer une laie suitée d’un mâle dans un grand champ, les 256 × 192 pixels arrivent vite au bout de ce qu’ils savent montrer. Et si vous marchez des heures, les 640 g se font sentir en poche de veste : l’AGM Taipan en pèse 290. Enfin, ce n’est pas une lunette de visée et il ne se fixe pas sur une arme, ce qui tombe bien, puisque la loi l’interdit à la chasse.
Prenez-le si
C’est votre premier appareil thermique, vous voulez surtout détecter et observer la nuit, et vous tenez à un budget sous les 500 € avec la livraison et les retours d’Amazon.
Passez votre chemin si
Vous voulez l’image la plus fine, reconnaître à longue distance, un appareil de moins de 300 g ou une batterie que l’on change sur le terrain.
Prêt pour la première nuit ?
Expédié par Amazon, avec les conditions de retour d’Amazon. Chargez-le à fond et activez le TISR avant de sortir.